Fausse monnaie

Définition et enjeux

Adolphe de Puibusque,  Dictionnaire municipal, ou Nouveau manuel des maires… (1861)

“ La fabrication, la contrefaçon ou l'altération de monnaies ayant cours légal en France, et l'émission, l'exposition ou l'introduction en France, de monnaies falsifiées, constitue le crime de fausse monnaie, lors même que la monnaie fabriquée ou émise serait d'une valeur égale ou supérieure à la monnaie véritable. Limer ou rogner une pièce de monnaie est un crime d'altération; dorer une pièce d'argent, ou argenter une pièce de cuivre dans le but d'en augmenter la valeur apparente, est un crime de contrefaçon. Emettre une pièce de monnaie, c'est la livrer à la circulation ”
Source : Gallica

Georges Vibert,  À travers le code pénal : ouvrage illustré de 13 gravures sur bois (1890)

“ Nous sommes loin du temps où les imperfections de la monnaie légale permettaient, plus où moins facilement, de l'imiter et où, par suite de l'insuffisance de la police, des hommes pouvaient impunément établir des ateliers de fausse monnaie avec tous les accessoires nécessaires, en s'entourant d'un mystère dont la légende s'est emparée à la plus grande joie des enfants. ”
Source : Gallica

Pellegrino Rossi,  Traité de droit pénal. Tome 2 (1855)

“ Ainsi, rigoureusement parlant, contrefaire ou altérer des monnaies, c'est faire des actes préparatoires d'une escroquerie qualifiée ; mais la véritable exécution du délit ne commence qu'avec le débit de la fausse monnaie. C'est un crime dont la préparation est longue, l'exécution rapide. Il peut se passer dix ans entre la fabrication de la fausse monnaie et son émission. La fausse monnaie peut être fabriquée dans un lieu et mise en circulation dans un autre à deux ou trois cents lieues de distance, dans un pays autre que celui où elle a été fabriquée. ”
Source : Gallica

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