Edmond Bonnet, Souvenirs historiques de Guy-Joseph Bonnet… (1864)
“ Si, dans une réunion publique, on présentait une couronne civique à Rigaud, il s'empressait de l'offrir à Pinchinat. L'armée était animée d'un esprit d'abnégation qui lui faisait endurer toutes les souffrances avec un courage héroïque. Une seule pensée animait les hommes de couleur : faire triompher la cause de la liberté. Au camp des rivaux, on avait à supporter les plus grandes privations. Dartiguenave, qui était préposé à la subsistance de l'armée, se présente tout à coup dans un cercle d'officiers : «Mes amis, bonne nouvelle s'écrie-t-il en se frottant les mains ! » ”
