Boyer

Définition et enjeux

Maria Boyer, Vve Boyer : complainte (1877)

“ La voici Boyer, la mère, Veuve à quarante-cinq ans, Qui rêve encore aux amants, Et n'est pas du tout sévère, Car ayant vu Vitalis De grand cœur elle l'accueillit.
Pour elle il était bien jeune, Elle l'en aimait que mieux.
Ils passaient des jours heureux, Rejetant au loin le jeûne.
Ils se faisaient le serment De s'aimer bien tendrement.
Mais à Montpellier le monde S'occupa de leurs amours.
On bavardait tous les jours Dessus leur conduite immonde.
Ils cherchent le moyen De déguiser leurs desseins.
”
Source : Gallica

Louis Désiré Véron,  Mémoires d’un bourgeois de Paris…

“ Boyer fut nommé chirurgien de l’empereur, et, plus tard, sous la restauration, chirurgien consultant du roi, sans avoir rien demandé.
Lors de la dissolution de l’École, Boyer fut maintenu comme professeur. C’était un petit homme, un peu obèse, inoffensif ; sur la fin de sa vie, il se montrait goguenard à l’endroit de toutes les découvertes nouvelles ; un rhumatisant lui demandait un jour devant moi si des bains de vapeur lui feraient du bien : « Prenez, dit Boyer, mais dépêchez-vous ! prenez-en pendant qu’ils guérissent. »
Il avait l’amour de l’étude et l’habitude quotidienne du travail.
”
Source : Wikisource

Edmond Bapst,  Siège de Metz en 1870 , d'après les notes manuscrites laissées par Germain Bapst (1926)

“ « Les manières du général Boyer étaient graves et modestes. En ce moment, sur ses traits pâlis par les privations et empreints de douleur, il portait le deuil de cette noble armée dont il avait, été l'un des chefs et dont il semblait le fantôme. En le voyant notre coeur se serra. Une pensée s'empara de l'impératrice comme de nous tous : c'est qu'il fallait faire les plus grands sacrifices pour cette malheureuse armée ». La personnalité du général Boyer n'avait rien qui pût ajouter à l'émotion de l'impératrice ”
Source : Gallica

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