Résumé

Karl Milo Les débauches d'un confesseur

Il tenait son regard aigu fixé sur celui de l'enfant, qui, déconcertée, éperdue, ravie et épouvantée ensemble, se jeta en courant dans l'escalier de l'hôpital, tremblant de tous ses membres.
Lentement et savourant son triomphe, le Père Girard s'éloignait le long du cloître.
Le moine le suivait d'un regard indigné.
— Non ! éclata le Père Nicolas, non ! ce n'est pas là le rayon d'en haut ! Aussi vrai que je suis un chrétien sincère, ce jésuite n'est qu'un jongleur éhonté qui met à ses honteuses passions le masque de la foi. Mais je lui ôterai ce masque, j'en prends le ciel à témoin !
Source : Gallica

Karl Milo Les débauches d'un confesseur

Puis venant à Girard et de son regard déconcertant celui du jésuite : — Ah! vous voulez m'accuser, vous?. Eh! bien! sachez de moi une chose.
Et ce sont les dernières paroles que vous entendez de ma bouche. Je ne me suis jamais considéré comme infaillible, n'étant pas le pape; je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étrauger : je comprends et j'excuse les faiblesses d'un homme qu'entraîne une passion invincible pour une femme. L'amour est la goutte d'eau qui perce même les coeurs de rocher.
Le moine baissait la tête.
Source : Gallica

Karl Milo Les débauches d'un confesseur

Le jésuite avait jeté ce cri dans une explosion de stupeur indignée; une fois encore, il tâcha de dominer son trouble, et, dans un sourire contraint : — Voyons, ma chère enfant, c'est donc la guerre que vous voulez ?
Catherine ouvrit la bouche pour répondre, puis se ravisant : — Mais vous, demanda-t-elle, que voulez-vous?
Le prêtre hésita.
— Ne le savez-vous pas? risqua-t-il.
Et il ajoutait : — Ce que, dans un mouvement d'impatience, vous avez brisé, peut se remplacer.
En même temps, il fouillait dans sa poche.
- Misérable ! s'écria Catherine.
Source : Gallica

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