Louis Davyl

Résumé

Louis Davyl,  13, rue Magloire (1881)

“ Sir Edward fit un effort suprême pour s'arracher aux lèvres de sa mère, et, dans un râle, cria : Non! non — Edward, mon cher enfant, c'est moi, ta mère.
Et elle amenait encore ses lèvres ; mais lui se débattait, jetant ses bras vers la ruelle et semblant en proie à un cauchemar horrible.
Il repoussait sa mère de la main, la chassait du regard ; mais bientôt, brisé par cette lutte, sa tète retomba sur l'oreiller et on l'entendit murmurei — Ah! mon pauvre père!.
— Mais qu'est-il arrivé, que se passe-t-il donc? demanda Sainte à Banban.
- Il y a qu'il sait tout ! répondit la naine.
”
Source : Gallica

Louis Davyl,  13, rue Magloire (1881)

“ Et elle suivit les autres.
— Très mal! s'écria Sainte.
Et ayant écarté le rideau, elle s'avança dans la chambre.
Seulement, en apercevant sir Edward et Banban à genoux près de lui, elle crut qu'il était mort et poussa un gémissement.
— Mon fils! s'écria Mme Frileux.
Et elle s'élança vers le lit.
A cet appel, le malade sembla revenir à la vie.
— Edward! mon enfant ! disait sa mère.
L'œil du mourant se tourna vers elle et la fixa longuement. La prunelle était dilatée ; la bouche affreusement crispée remuait essayant de parler, mais un sifflement seul s'échappait de la gorge.
”
Source : Gallica

Louis Davyl,  13, rue Magloire (1881)

“ Alors se précipitant aux pieds de Sainte : Aimez-moi !
aimez-moi ! cria-t-il. Oh! oui, aimez-moi, je vous en conjure, ne serait-ce que par charité !
Cette fille de douleur, pétrie dans la souffrance et qui, mieux que personne peut-être, savait ce que le cœur humain peut contenir de sanglots et de désespoir, prit la tête du jeune homme entre ses bras et se mit à pleurer. Robert sentait ses larmes qui toutes chaudes tombaient sur son front et coulaient sur son visage, Ils restèrent ainsi longtemps et chastement pressés l'un contre l'autre ; la sublime pitié pleurant sur l'implacable amour !
”
Source : Gallica

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