Gustave Ricouard

Résumé

Gustave Ricouard La haute pègre : roman parisien (1881)

Etes-vous porteur d'un ordre quelconque émanant d'un magistrat ? En ce cas, exhibez-le, et je vous obéis !
Clotilde, dès les premiers mots, avait entrouvert la porte.
– Nous sommes perdus ! s'écria-t-elle.
– Qu'est-ce ? demanda Henri pâlissant.
– Va-t'en ! C'est la voix de mon oncle !... Ne te
montre pas surtout ! Mais ils n'arriveront pas jusqu'à toi tant que je serai là !
– Est-il seul ?
– J'ai cru reconnaître les voix de Varrou et de l'abbé.
– Varrou et Vauclin ! dit sourdement Frontignac ; alors c'est inutile de me cacher, je ne leur échapperai pas !
– Henri, je t'en prie !
Source : Gallica

Gustave Ricouard La haute pègre : roman parisien (1881)

Vous êtes Charlier ! Ah ! misérable ! s'exclama-t-elle en repoussant son mari qui s'était jeté suppliant à ses genoux.
– Par grâce, ne criez pas si haut ! implora Frontignac.
– Ah ! oui ! l'on pourrait m'entendre, et la petite, qui est là, qui vous a vu, dirait tout, ferait des signes, articulerait votre nom, et vous seriez accusé, condamné !... Je comprends maintenant d'où vous est venue votre pâleur subite... Assassin !... Assassin !
Clotilde ! par pitié ! Ne me jetez pas ce nom à la face ! Je suis un misérable, c'est vrai ; mais je vous jure que mes mains sont pures et n'ont pas tué.
Source : Gallica

Gustave Ricouard La haute pègre : roman parisien (1881)

M. Jacquemot, d'un coup d'oeil, avait passé en revue la chambre.
– Où est Charlier ? demanda-t-il d'une voix menaçante, en saisissant aux poignets les deux bras de sa nièce, et en les serrant à la faire crier ; je veux savoir où il est !
Clotilde, toute blanche de terreur, recula d'un pas ; mais au même moment Varrou apparaissait suivi de Vauclin.
– La police ! cria Varrou ; sauve qui peut !
– Venez-vous, Jacquemot ? ajouta Vauclin. Nous n'avons pas un moment à perdre !
– Pourquoi me sauver ? Je n'ai rien à me reprocher ! riposta M. Jacquemot qui n'avait pas lâché Clotilde.
Source : Gallica

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