Résumé

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Singulière nuit de noce : drame de la vie parisienne (1886)

Mon temple ne s'ouvre qu'à la douce lumière de la nuit.
La princesse Gavini entra dans la serre avec deux dames qu'elle désirait présenter à la marquise de Salvedro. Le prince alla se perdre dans la foule.
Comme la soirée touchait à sa fin, Azoumoff sollicita une deuxième valse à Régina.
Une fois encore ils furent enlacés, et enivrés par une musique délirante.
Il la serrait sur son coeur, il sentait les battements de son coeur, il respirait le parfum de sa noire chevelure, et elle était comme affolée d'amour en devinant la violence de celui qu'elle lui inspirait.
Source : Gallica

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Singulière nuit de noce : drame de la vie parisienne (1886)

Pour ces femmes là, aimer, c'est vivre, ne pas être aimée, c'est l'étiolement et la mort.
Elle avait été attirée vers ce grand jeune homme pâle, aux yeux bleus, à la chevelure blonde, par l'amour du contraste ; elle venait du Brésil, elle n'avait vu que des hommes bruns et bronzés. De Tres-sac lui parut posséder le type de la beauté fine et poétique.
D'abord, elle l'avait admiré en artiste, puis, elle avait remarqué que ce regard bleu avait des effluves de passion, elle s'était sentie troublée en tout son être par ces grands yeux bleus, et captivée par l'esprit très parisien du jeune homme.
Source : Gallica

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Singulière nuit de noce : drame de la vie parisienne (1886)

Cette voix d'un organe si harmonieux lui donnait des frissons de volupté ineffables.
Le chanteur cessa de chanter, il vint s'asseoir près d'elle, il passa son bras autour de la taille de la jeune femme et tout bas, bien bas, il lui dit des choses qui amenèrent un nuage de pourpre sur les joues de Marcelle.
Puis il se mit à ses genoux, et couvrant sa mignonne main de baisers : — Veux-tu, dis... je t'en conjure, dis oui, le passé est le passé, le présent et l'avenir sont à nous... nous nous aimons, pourquoi nous condamner au malheur, alors que l'amour et le bonheur nous sourient.
Source : Gallica

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