Bâtard

Définition et enjeux

Paul Féval La comédie politique (1880)

Vous avez étudié passionnément deux situations: celle du bâtard, celle de la femme adultère. Il y a un bâtard — aussi haïssable que grandiose — dans un roman que vous avez publié — le premier que j'aie lu : Tristan le Roux. Votre Clemenceau est encore un bâtard. Vous en mettez un peu partout dans vos pièces ; enfin, il vous a plu, un beau jour, de faire du bâtard le sujet d'une thèse vraiment imprévue : d'où le Fils naturel. Cette prédilection pour les bâtards n'a rien qui m'étonne. Ce siècle leur appartient. Il en naît beaucoup, beaucoup trop.
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Précis de l'histoire du droit français… (1886)

CHAPITRE VI. De la bâtardise et de la légitimation.
1. De la bâtardise.
Définition. — Nous appelons bâtard tout enfant né hors mariage.
La bâtardise coincide avec le progrès moral. — La bâtardise paraît avoir joué un bien faible rôle dans les temps primitifs; et ceci s'explique à merveille. Pendant la période que j'ai appelée préhistorique, pendant la phase des unions libres et temporaires, il n'y a ni bâtards, ni légitimes : la distinction n'existe pas.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Mes Mémoires

Si j’avais été bâtard, j’aurais tout simplement accepté la barre, comme ont fait de plus célèbres bâtards que je ne l’eusse été, et, comme eux, j’eusse si bien travaillé de corps ou d’esprit, que je fusse arrivé à donner à mon nom une valeur personnelle.
Source : Wikisource

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