Paul Féval

Résumé

Paul Féval La comédie politique (1880)

Du mariage, n'en disons rien! Il n'est plus un sacrement; il n'est qu'un contrat, et le canif y fait des trous... La famille ? Illusion perdue !
L'amour n'est plus une passion : c'est un vice, et le plus dégradant de tous, un vice tarifé. On cote l'amour sur son budget: dépense hygiénique, donc, nécessaire. Les grands sentiments? la chevalerie ? « Ah ! zut! nous prend-on pour des ancêtres ? » On accorde à l'amour un quart d'heure par journée, — un louis, — ou dix sous, selon ses moyens, et c'est une affaire bâclée. Le naturalisme gagne du terrain — de ce côté-là.
Source : Gallica

Paul Féval La comédie politique (1880)

A MONSIEUR ALEXANDRE DUMAS, de l'Académie française.
J'ai toujours admiré, Monsieur, que les hommes, qui se montrent si sévères pour la femme adultère, soient si indulgents pour l'adultère du mari. C'est qu'on en plaisante en petit comité comme s'il s'agissait d'une chose très-naturelle, et qu'on se moque volontiers de ces gens à scrupules trop délicats en leurs façons. Aimer sa femme est quasi ridicule ; on ose avouer seulement qu'on a de l'amitié pour elle, mais on se hâte d'ajouter que cela n'empêche nullement de profiter des occasions.
Source : Gallica

Paul Féval La comédie politique (1880)

Vous honorez ce qu'on nomme un libre-penseur, c'est-àdire libre-viveur, l'Égoïsme personnifié, l'être qui ne croit, n'admire et n'aime que la matière.
Pourquoi ces honneurs décernés à la négation, tandis que vous flétrissez publiquement nos croyances ? Vous nous imposez le respect de vos fétiches : il n'est permis de toucher ni au dogme de la souveraineté du peuple, ni au suffrage universel, ni à l'arche sainte de la République, ni à vos traditions révolutionnaires, ni à vos hommes de carnage et de sang ! Nos dogmes, à nous, sont immuables: vos lois naissent, passent, disparaissent.
Source : Gallica

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