Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Résumé

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Lettres rurales (1872)

La décentralisation, c'est la liberté, la vie, et la richesse dans nos provinces. Que République ou Monarchie viennent ensuite, quand la décentralisation sera faite, peu vous importera. Vous serez maîtres chez vous, à l'abri des utopies, disposant de vos finances, de vos fonctionnaires, de vos routes, de vos monuments, de vos écoles. Et président de République ou roi vous en devra grandes grâces, car vous aurez affermi, pour des générations, la sécurité des lois de la France, la perpétuité de son gouvernement, l'ordre dans la famille et le respect des intérêts de chacun.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Lettres rurales (1872)

Les drôles les plus spirituels de comédie, les Frontin, les Scapin, et tout le monde des Gil Blas et des Figaro sont aussi les plus coquins. L'esprit n'appartient pas exclusivement au vice, mais il est la conséquence du vice, il est son arme et son instrument. Il ne faut donc point faire à notre époque un crime de son esprit trop souvent dépravé, mais il faut accuser le vice qui la rend spirituelle. L'esprit a servi le vice, mais il ne l'a point fait. C'est l'orgueil qui a fait le vice de notre temps. Notre vice, ou plutôt notre nichée de vices n'a pas d'autre père que l'orgueil.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Lettres rurales (1872)

Croyez moi, Compère, cette vieille religion chrétienne, vous pouvez certes lui faire grand mal encore, mais tant que la France sera, n'espérez pas l'y détruire; ses racines y plongent jusqu'au fin fond du sol. Renoncez-y de bon coeur, et dans votre intérêt propre. Si vous voulez le bien du peuple, cherchons-le sincèrement et loyalement, et sans plus jouer avec ses souffrances, dans l'éternelle vérité sociale. Les nations ne peuvent vivre sans religion, puisque la religion chez elles n'est que la culture de la vie saine
Source : Gallica

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