Charles-Philippe de Chennevières-Pointel,
Les campagnes d'un paysagiste
(1891)
“ Le jour où un peintre croirait savoir faire les ciels, les arbres, les murailles, l'herbe, etc., il choirait à jamais de l'art dans le métier. Oui, le mot de Daubigny signifiait tout cela. Il contenait en réalité l'esthétique du paysage moderne. Il m'avait apporté toute une révélation. Il m'ouvrait la bonne voie. Si je n'y ai pas marché à pas de géant, c'est ma faute. Il fallait oser; il fallait aborder crânement une grande toile au-dessus de mes forces. Il m'a manqué l'audace et sans doute aussi le grain de folie sans lequel un artiste ne décroche jamais les étoiles. ”

