Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Résumé

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Essai politique d'un cousin de Charlotte Corday… (1871)

Charles X et Louis-Philippe auraient eu le temps de savoir si la France avait aussi grand soif de révolution que l'aveugle peuple des barricades, enivré au hasard d'un mot vide, et dont le désordre ne troublera ni le champ qu'il n'a point, ni la famille qu'il n'a guères. Une ville, où les plus bas intrigants de carrefour ont par leur bassesse même et leurs menées à travers les immondes souterrains de l'envie et des haines populaires le plus facile crédit, ne peut exprimer sincèrement la volonté politique d'une nation loyale, dont l'esprit à coup sûr procède par visées moins confuses.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Essai politique d'un cousin de Charlotte Corday… (1871)

Il serait profondément injuste d'attribuer à qui nous gouverne toute la corruption d'aujourd'hui. Le règne précédent y avait fort travaillé, — à son profit, pensait-il, et il en est mort empoisonné. La guerre au prêtre non plus n'est pas d'hier, et il y a belles années qu'a été tendu ce piège terrible qui jette la société sans défense et sans conscience aux pieds d'un maître. L'athéisme seul nous fait césariens et pâture à Césars. Quand Dieu vit chez un peuple, vous n'y verrez jamais César. Quand Dieu n'est plus, César paraît.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Essai politique d'un cousin de Charlotte Corday… (1871)

La décentralisation est la base inévitable et immédiate de la réorganisation de la France nouvelle. La France sera décentralisée dès demain, — ou après-demain elle ne sera plus. Aujourd'hui le salut et l'avenir de la France ne sont pas à Paris, mais dans la province. Dans le désastre qui nous écrase, ce qu'il importe ce n'est pas de refaire d'abord une patrie brillante, mais une patrie forte. La décentralisation peut seule nous retremper dans la vigueur de notre sol, nous rendre l'énergie du bon sang et les pratiques d'une vertu sensée et solide.
Source : Gallica

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