Résumé

P. Bouverat La France de 1852 devant le tribunal de la raison… (1851)

Un jour, et ce jour n'est pas éloigné, il les brisera et brisera avec eux la vieille société toute dégoûtante de crimes, le vieux monde disparaissant dans le gouffre de ses iniquités.
La vie des peuples, comme celle des individus, a ses périodes, ses progrès, ses péripéties, sa décadence et sa consommation. La jeunesse d'une nation, c'est la conquête; son âge mûr, c'est la gloire, ce sont les arts et les sciences florissant dans la paix ; sa vieillesse, c'est le luxe de la civilisation; sa mort, c'est le matérialisme suivi de la corruption; elle commence le jour où Dieu est.
Source : Gallica

P. Bouverat La France de 1852 devant le tribunal de la raison… (1851)

L'homme ne vit plus, ne pense plus, n'agit plus, que pour l'argent et par l'argent. L'argent est le but de tous les efforts, de tous les projets, de toutes les ambitions : religion, conscience , bonne foi, on sacrifie tout à ce dieu ignoble; et l'Europe tend à devenir un vaste temple où l'on n'adorera bientôt plus qu'une idole, pour le moins aussi méprisable que toutes celles devant lesquelles le paganisme courba jamais les genoux. Le pauvre, le riche, l'ouvrier, l'industriel, le savant, l'ignorant, tous ont les mêmes aspirations et forment les mêmes voeux à cet égard.
Source : Gallica

P. Bouverat La France de 1852 devant le tribunal de la raison… (1851)

Le dévergondage de la presse a tué la religion et l'autorité. On ne relèvera la foi, l'obéissance et le respect, qu'en mettant un frein à la fureur de ces publications ignobles et impies qui inondent la France. Ce n'est pas arrêter le progrès qu'arrêter l'essor de la corruption et de l'indiscipline. On dit que la liberté de la presse, en favorisant les bonnes publications, fournit le remède au mal qu'elle produit; que les bons livres détruisent l'effet des mauvais. Raisonner de la sorte, c'est ne pas connaître le coeur humain.
Source : Gallica

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