Résumé

P. A. R. P. Quelques vérités sur la situation politique en 1849 (1871)

Il y a lieu de tomber dans cet excès quand par suite de la corruption des moeurs, le sens des mots est perverti, et que la lie de la populace exclusivement s'applique le nom de peuple.
Alors le caprice devient la loi, l'exception la règle, l'audace et la force remplacent le droit et la raison.
En France, plus qu'ailleurs, les termes convenus pour désigner les choses changent d'acception ; l'usage devient abus; tout but est dépassé; tout zéphir devient ouragan; tout ruisseau se fait torrent; l'esprit de liberté, d'égalité, de fraternité dégénère en licence, haine de tout pouvoir, communisme.
Source : Gallica

P. A. R. P. Quelques vérités sur la situation politique en 1849 (1871)

Quelqu'amer que soit le pouvoir en réalité, quelques efforts que fassent les hommes inquiets et turbulents pour s'y soustraire, il faudra toujours une autorité, une règle, un gouvernement.
XXXXVII. C'est une vérité éternelle sans laquelle nous rentrerions dans le chaos.
Personne n'en doute de bonne foi.
Seulement, la malice des hommes est telle, qu'il faut un grand dévouement pour les gouverner.
Le pouvoir est donc à craindre plus qu'à envier. Et l'on vendrait son âme pour porter ses lèvres à celle coupe; et l'on fait des bassesses, des crimes pour se charger d'un pareil fardeau!
Source : Gallica

P. A. R. P. Quelques vérités sur la situation politique en 1849 (1871)

C'est le délire de l'orgueil blessé qui veut à tout prix, même à celui du sang, donner gain de cause à ses odieuses utopies.
Il n'appartient qu'à ces gens-là de proclamer que l'on peut dans certains cas renier son pays; que l'amour de la patrie est une faiblesse ; de dire : Périsse la France plutôt que nos rêves pour le bonheur de l'humanité ! Périsse la France plutôt que la république; et si la majorité n'en voulait pas, la minorité devrait se soulever et l'imposer de force : cela s'est dit.
Source : Gallica

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