Louis-C. de Plasman

Résumé

Louis-C. de Plasman Des Illusions du temps présent… (1858)

Nous avons au plus haut degré l'ambition de la gloire militaire, l'ambition de nous illustrer dans les belles-lettres, dans les beaux-arts, de briller par la parole dans les salons, au barreau, ou dans une tribune quelconque fut-ce même dans un club à défaut d'un forum ; et comme à nos yeux nous sommes le premier peuple de l'univers, il résulte de là qu'il y a en nous une action perpétuelle qui nous entraîne incessamment vers les grandes choses. — Sans doute plusieurs nations de l'Europe se distinguent aussi par de grandes illustrations, mais en France la nation entière a le feu sacré.
Source : Gallica

Louis-C. de Plasman Des Illusions du temps présent… (1858)

En effet dès que le Despotisme est la règle du pouvoir, la crainte devient la loi des âmes; il n'y a plus de liberté au coeur ; le sang circule mal, de là des ravages effrayants dans tout l'organisme social.
Racine meurt d'un regard de Louis XIV.
Oui, sous ce régime, la crainte devient la loi fatale qui domine la société et pèse incessamment sur elle, et cela est rationnel. Le Despotisme repoussant la liberté qui lui fournirait les moyens légitimes de connaître l'état des esprits, est obligé d'y suppléer.
Source : Gallica

Louis-C. de Plasman Des Illusions du temps présent… (1858)

Montesquieu trace ici de la France un portrait dont la ressemblance est encore aujourd'hui parfaite. — Considérez nos soldats sur les champs de bataille de la Crimée ! Le caractère national ne les abandonne pas même au milieu de l'enivrement de la victoire. Et la Russie elle-même acclame la générosité de notre nation. Cette franchise, ce caractère de loyauté tient chez nous à l'amour du vrai. La vérité en tout, c'est là notre devise. C'est par le vrai que la France excelle dans tous les arts, c'est par le vrai qu'elle exerce une sorte d'attraction sur le monde entier.
Source : Gallica

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