Résumé

Charles Clerc Politique en chemin de fer, de Lausanne à Dijon (1872)

On aura beau dire et beau faire : la force des choses est là, irrésistible, inflexible et marchant son chemin. Les peuples vont à la liberté comme les fleuves à la mer: c'est la loi suprême. Un peu plus tôt un peu plus tard, qu'importe ? un siècle est une minute dans la vie de l'humanité. Tout ce qui émane de la vérité, de lajustice, du droit est impérissable, et le principe républicain émane de ces choses là, c'est pourquoi la république est l'avenir de la terre.
La France, travaillée par les révolutions, est mûre pour cette révolution dernière.
Source : Gallica

Charles Clerc Politique en chemin de fer, de Lausanne à Dijon (1872)

C'est alors, au contraire, qu'il y aura union véritable entre toutes les parties de la grande race gauloise, c'est alors que la patrie, fut-elle une fédération d'États, deviendra chère à tous, c'est alors que l'on sera heureux d'être Français ; et non pas sous une monarchie où le peuple, n'étant plus rien, se moque de son pays déchiré par les divisions, où celui-ci veut une dynastie, celui-là une autre, et où le meilleur citoyen navré, écoeuré, dégoûté, se jetterait volontiers dans des bras étrangers pour échapper à ce triste spectacle.
Source : Gallica

Charles Clerc Politique en chemin de fer, de Lausanne à Dijon (1872)

Là, une minorité noble tient en échec une majorité populaire ; là, une aristocratie élective doit compter avec une aristocratie héréditaire, en sorte que ce qui n'est qu'arbitraire dit à ce qui est légitime : je suis autant que toi. L'Angleterre, sorte de demi-république, s'appelle royaume, grâce à l'intronisation d'un personnage qui s'appelle reine aujourd'hui, qui s'appellera roi demain, qui ne possède aucune autorité réelle dans la gestion des affaires publiques, qui ne doit pas gouverner, qui n'est là que pour la forme, et qui coûte, chaque année, bon nombre de millions au pays.
Source : Gallica

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