Charles Hermeline, A travers l'Europe, notes de voyage… (1898)
“ Et comme ils sont intéressants, ces petits recoins où l'on ne va pas ! On n'est pas prévenu des endroits qu'il faut admirer, ni encombré de la banalité des touristes genre Perrichon ; et l'on a le plaisir de trouver soi-même, sans l'aide de Bœdeker, combien la nature est belle dans les montagnes. La route ne tarda pas à s'engager dans la vallée sauvage de la Dranse. Tortueuse comme un serpent, elle rampait et s'accrochait au flanc des rochers, tantôt au niveau de l'eau, et tantôt surplombant un abîme au fond duquel on entendait gronder le torrent. ”
