L'Hymen et la naissance, ou Poésies en l'honneur de leurs majestés impériales et royales (1812)
“ Que bientôt, dans ses bras, l'espoir de la patrie Sourie à son Époux. Hymen, entends ces cris, ces vœux, ces chants d'ivresse, Ce bronze triomphant qui tonne dans les airs ! Pour fixer les destins, c'est à toi que s'adresse La voix de l'univers. Où suis- je ? De la nuit qui déchire les voiles ? Son ombre a disparu dans des torrents de feux : Quelle immense clarté fait pâlir les étoiles Dans la voûte des cieux ! Est-ce un astre nouveau dont la terre charmée, Même avant son aurore, encense les autels ? Est-ce lui que la foudre et la nuit enflammée Annoncent aux mortels ? ”
