Résumé

La poésie à Napoléon III : votes des poètes français (1853)

Notre foi d'avenir, tu ne l'as point trompée, Esprit droit et cœur chaud mûris par le savoir : Le siècle où nous vivons exigeait un pouvoir Qui tînt à sa hauteur ou la plume ou l'épée.
Du héros que le Ciel sembla former exprès, Alors qu'avec du sang on écrivait l'histoire, Les fastes sont pompeux ; mais, hélas ! la Victoire, A son faix de lauriers mêla bien des cyprès.
Tu peux choisir : le peuple a des instincts fidèles.
S'il sent revivre en toi ton hardi devancier,
Sois l'Aigle aux serres d'or, ou l'Aigle au bec d'acier, Il réglera son pas sur l'ampleur de tes ailes.
Source : Gallica

La poésie à Napoléon III : votes des poètes français (1853)

De l'avenir le présent est le gage, Pour nous commence une ère de splendeur ; Tout cœur français s'incline et rend hommage A son Elu, son nouvel Empereur !
Prince, c'est toi que notre amour couronne, Prince, c'est toi qui dois régner sur nous ; Du grand pouvoir qu'un grand peuple te donne, Ton noble cœur se montrera jaloux !
Des cœurs français l'altière indépendance Avec bonheur se range sous tes lois; L'insigne honneur de régner sur la France N'appartenait qu'à Napoléon Trois.
Sois Empereur, car c'est Dieu qui t'inspire
Source : Gallica

La poésie à Napoléon III : votes des poètes français (1853)

La France se souvient que vous fûtes, ô Sire, Le premier des héros.
Venez bénir l'Élu que votre peuple nomme, Et qui doit, par son vœu, gouverner aujourd'hui.
Le pouvoir est souvent bien lourd aux mains d'un homme!
Que Dieu veille sur lui !
La nation vous fait, Prince, une auguste offrande, Et l'arrêt du destin brillamment s'accomplit ; Vos travaux seront durs, mais plus la tâche est grande, Plus est grand à son tour celui qui la remplit.
Du peuple devenez le protecteur, le père ; Il est bien temps, hélas! qu'on lui tende la main ; En votre noble cœur, il se fie, il espère.
Source : Gallica

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