Charles de Massas

Résumé

Charles de Massas Les Derniers jours de l'Empire… (1842)

Voici l'heure où le dieu paisible De la nuit et des songes vains Sous le poids d'un sceptre invisible Courbe la tête des humains; Où l'on entend des voix funèbres Gémir au milieu des ténèbres, Parmi les saules du vallon ; Où le vent sur la fleur sommeille : Tout repose. Un seul homme veille; Cet homme, c'est NAPOLÉON.
Sur ce large roc qui domine Des mers la triste immensité, Que fait-il, quel projet incline Son front chargé d'adversité ?
Demande-t-il à la nature La volupté tranquille et pure Qu'elle aime à verser sur nos maux?
Source : Gallica

Charles de Massas Les Derniers jours de l'Empire… (1842)

Ignorée au milieu des flots, N'offrait dans son port tutélaire Qu'un humble asile aux matelots, Et qui, vouée à l'esclavage, Voit de vingt peuples, sur sa plage, Se déployer les étendards, Où règne une terreur profonde, Et qui semble fixer du monde Et les craintes et les regards?
Ne crains pas que ton nom modeste Un jour par les temps soit détruit, Ile d'Elbe ! un rayon céleste Le protège contre leur nuit.
Souvent, sur ton bord solitaire, L'enfant d'une terre étrangère Viendra, de regrets agité, Chercher, ainsi qu'aux murs de Rome, L'asile où le pied d'un grand homme Imprima l'immortalité.
Source : Gallica

Charles de Massas Les Derniers jours de l'Empire… (1842)

Tu laissas l'Angleterre, au gré de sa furie, Lui donner pour bourreaux l'exil et les douleurs.
« Cherchons, dit-elle alors, cherchons un sol de flamme « Où des tourments rongeurs consument sa grande âme.
« De ce vaste génie éteignons le flambeau ; « Qu'il respire la mort, et qu'un geôlier avide, « Ainsi qu'une Euménide, « Lui jette des serpents, et le pousse au tombeau ! »
Au loin , sur l'Océan, il existe une terre D'où s'exhale en tout temps un germe de trépas, Où, sur des monts noircis par les coups du tonnerre.
Source : Gallica

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