Résumé

Napoléon à Paris, ou translation de ses cendres sous le dôme des Invalides… (1841)

Napoléon, d'une hauteur voisine, contemplait dans une morne réflexion l'immensité de cette mer qui le retenait là mieux que des chaînes n'eussent pu faire. Cette vaste plaine liquide, librement sillonnée par toutes les nations du monde, et dont prenaient leur part odieuse les vils négriers, les coupables forbans, lui était défendue; la volonté de l'Europe le retenait à Sainte-Hélène, et ceux qui l'aimaient, ou ne voulaient, ou ne pouvaient l'en retirer.
Certes l'espérance devait être morte dans son coeur, on aurait dû le croire
Source : Gallica

Napoléon à Paris, ou translation de ses cendres sous le dôme des Invalides… (1841)

Ainsi, cet hypocrite mentait même en présence d'un cadavre ; rien de satisfaisant pour l'Empereur n'avait eu lieu à Londres, comme à Paris, comme à Berlin, comme à Saint-Pétersbourg , comme à Vienne, comme à Parme, comme partout enfin où il y avait une tête portant couronne; on voulait prolonger sans terme la captivité de S. M. Napoléon. Le pape seul, ou Pie VII, avait déjà sollicité pour lui, cette âme céleste oubliant le passé, avait ouvert de toutes façons un immense trésor de miséricorde.
Source : Gallica

Napoléon à Paris, ou translation de ses cendres sous le dôme des Invalides… (1841)

Napoléon ne parle, dans des phrases incohérentes, que de cette chère et belle France, qu'il ne reverra plus; que de ce fils bien-aimé, ravi sans retour à sa tendresse; que de tous ces héros, ses amis d'affection , ses compagnons de combats, de succès et de gloire ; il s'écrie tantôt :
« En avant, Français!... L'aile gauche , au pas redoublé !... ces guerriers sont des diables, ils conquerraient l'enfer!.. » tantôt : Vive le roi de Rome ! le voilà ! il arrive, je vais le couronner. ...Stengel! Desaix! Masséna!... à moi ! venez !... Voilà les ennemis en fuite... Ferme, brave Lannes!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature