Résumé

Bonapartiana, ou la fleur des bons mots de l'empereur Napoléon premier… (1854)

« Mais tu n'as pas eu le temps de dîner, Eugène? —Pardonnez-moi, j'avais dîné d'avance. »
La croix d'honneur.
A une revue, Napoléon aperçut dans les rangs d'un régiment de ligne, un vieux soldat, dont le bras était décoré de trois chevrons. Il le reconnut aussitôt pour l'avoir vu à l'armée d'Italie : « Eh bien! mon brave, pourquoi n'as-tu pas la croix? tu n'as pourtant pas l'air d'un mauvais sujet. — Sire, répondit la vieille moustache, avec une gravité chagrine, on m'a fait trois fois la queue pour la croix. — On ne te la fera pas une quatrième; reprit l'empereur. »
Source : Gallica

Bonapartiana, ou la fleur des bons mots de l'empereur Napoléon premier… (1854)

Tout individu, quel que fût son grade à l'armée, avait le droit de l'approcher et de lui parler de ses intérêts; il écoulait, questionnait et prononçait au moment même : si c'était un refus, il était motivé et de nature à en adoucir l'amertume. Jamais on ne pouvait, sans admiration, voir le simple soldat quitter son rang, lorsque son régiment défilait devant l'empereur, s'approcher d'un pas grave, mesuré, et présenter les armes, venir jusqu'auprès de lui. Napoléon prenait toujours la pétition , la lisait en entier, et accordait toutes les demandes justes.
Source : Gallica

Bonapartiana, ou la fleur des bons mots de l'empereur Napoléon premier… (1854)

Lorsque l'empereur était tout-puissant, quelques envieux essayèrent de l'irriter contre M. Laffitte qu'ils lui représentaient comme un ennemi secret de son pouvoir : —Il y a loin, leur répondait-il, d'un conspirateur à un homme qui, secrètement, n'aime point mon gouvernement. M. Laffitte est un homme de bien dont on ne fera jamais un conjuré. Huit ans plus tard il prouva, d'une manière péremptoire, que la bonne opinion qu'il avait de M. Laffitte était toujours la même. Napoléon avait fait déposer chez ce banquier une somme de cinq millions.
Source : Gallica

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