Pont d'Iéna

Définition et enjeux

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

Le pont d'Iéna franchi, le pont noir, c'est la mêlée, avec son fracas fait du bruit des pics sur le sol dur, du claquement des planches et des écoperches qui s'abattent, du ronflement des lampes, du halètement des cylindres compresseurs qui roulent en crachant des étincelles, égalisant la place où, bientôt, doivent passer des allées propres, grinçant sur les rails que, l'après-midi, parcouraient des wagons, et qu'on enterre, écrasant les plaques tournantes qui gémissent.
Source : Gallica

Portrait de Henri Duclos Henri Duclos Voyage à travers les malentendus… (1891)

Construire le pont d' Iéna , tracer et empierrer la route royale de Paris à Orléans , était une besogne ; combiner une locomotive , calculer des rails , faire un pont en tôle comme celui d' Asnières en était une autre . Chacune avait son mérite ; seulement l' art de construire des ponts et des routes s' enseignait dans les écoles , tandis qu' il fallait bien que la science des chemins de fer s' apprît sans maître .
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Joanne Adolphe Joanne Paris illustré en 1870 et 1876… (1876)

Le pont d'Iéna était, avant l'agrandissement de Paris, le dernier pont qui se trouvât dans l'intérieur de la ville. Les barrières de Passy (rive dr.) et de la Cunette (rive g.) étaient situées, en effet, à peu de distance en aval du Champ-de-Mars.
Les quais qui font suite à ceux de Billy et d'Orsay sont d'abord le quai de Passy ou route de Versailles, puis, au delà du pont de Grenelle, le quai d'Auteuil. La rive g. est plus
triste, mais plus active.
Source : Gallica

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