Résumé

Portrait de Édouard Delessert Édouard Delessert Une nuit dans la cité de Londres

Quand un des deux danseurs est fatigué, un autre rentre, comme lorsque les enfants sautent à la corde, et ainsi de suite.
Au son du violon, plusieurs des femmes que nous avions vues dans le cabaret accoururent et prirent successivement part à leur tour à la gig, et au bout d’un quart d’heure, chacun avait fait son pas. Le petit garçon du cabaretier déployait surtout une vivacité de mouvements et un flegme admirables. Les verres d’eau-de-vie et de gin circulèrent, la joie devint générale, se traduisant par des rires gutturaux et rauques ou des éclats de voix glapissants.
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Derrière la Banque d’Angleterre, notre fiacre commença à prendre des rues complétement inconnues pour moi, rues fort étroites, ruelles où souvent il n’y avait que juste la place nécessaire pour une seule voiture, toutes d’ailleurs éclairées au gaz et bâties sur le même modèle que le reste de Londres ; car c’est une chose curieuse que ces repaires de voleurs et de brigands présentent à l’extérieur les apparences les plus honnêtes et les plus tranquilles.
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La route, depuis Édimbourg par le chemin de fer, traverse les plus belles prairies, des bois d’un vert foncé, des ruisseaux d’eau courante, des villages et des cottages riches et heureux ; bref, ce qu’on voit dans presque toute l’Angleterre, lorsqu’on se contente de l’apparence extérieure.
De temps en temps un château se détache en gris sur des massifs d’arbres immenses et séculaires, ou bien de grandes cheminées agglomérées en un point vomissent des torrents de fumée noire qui obscurcissent le pauvre ciel à l’entour.
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