M. Louis Simonin

Résumé

M. Louis Simonin Le Tour du monde

Le peuple de Londres, nous dit l’illustre écrivain, s’habille à la friperie, et de dégradation en dégradation, l’habit du gentleman finit par figurer sur le dos du récureur d’égouts, et le chapeau de satin de la duchesse sur la nuque d’une ignoble servante. Même dans Saint-Gilles, dans ce triste quartier des Irlandais qui surpasse en pauvreté tout ce qu’on peut imaginer d’horrible et de sale, on voit des chapeaux et des habits noirs portés le plus souvent sans chemise, et boutonnés sur la peau qui apparaît à travers les déchirures.
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M. Louis Simonin Le Tour du monde

Londres est la ville des contrastes. On a dit, avec beaucoup de raison, qu’il n’y a dans la capitale des trois royaumes que des riches et des pauvres. C’est à côté de la Cité, vers les points ou affluent tous les trésors du monde, au voisinage de la Douane, de la Banque, de la Monnaie, des Docks, que sont les quartiers les plus malheureux de l’immense ville.
À l’est et au nord, les limites de ces quartiers sont indécises ; elles finissent où finit la misère. Au nord même, la misère se prolonge, et l’on peut dire que Bethnal Green continue tristement White Chapel.
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M. Louis Simonin Le Tour du monde

L’éducation ! l’éducation ! et avec l’éducation le travail, et le paupérisme disparaîtra, et l’on ne dira plus qu’il y a dans Londres, à cette heure, cent vingt mille individus sans feu ni lieu : voleurs, escrocs, pick-pockets, vagabonds ou mendiants, et que chaque année on compte dans les trois royaumes jusqu’au delà de dix mille enfants de moins de dix ans condamnés pour crimes ou délits !
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