Résumé

Irénée Viala Les prolétaires au point de vue médical et philosophique (1876)

Ainsi l'esclavage antique fut remplacé par la mendicité, la pauvreté oisive, et celle-ci a fait place à la misère laborieuse. La misère, la pauvreté, l'indigence signifient, dans le sens propre et restreint des mots, insuffisance des choses nécessaires à la vie organique et matérielle. Sous ce rapport, le pauvre est le contraire du riche, qui a abondance de biens. Il en est de même des différentes contrées du globe, des peuples divers; on dit que la Sibérie est un pays pauvre, que la Sicile est un pays riche, l'Espagne une nation pauvre, l'Angleterre, une nation riche.
Source : Gallica

Irénée Viala Les prolétaires au point de vue médical et philosophique (1876)

Donc, la santé des manœuvres est toute leur richesse. C'est à son corps, à sa personne, à sa santé que l'homme des champs devrait prendre garde. Or, il veille, avec une sorte de tendresse, nuit et jour sur ses chevaux, ses vaches et ses animaux domestiques, il tourmente la terre, mais il ne se soigne pas lui-même, lui qui est la main, le pied, l'âme, la vie de sa famille et de sa maison. La santé, c est la force des bras, et la force des bras, c'est le gagne-pain du travailleur. Dès qu'il se met au lit, la misère y entre avec lui.
Source : Gallica

Irénée Viala Les prolétaires au point de vue médical et philosophique (1876)

Les Républiques modernes ne sont-elles pas en opposition avec la nature du gouvernement ? L'Amérique ne défend-elle pas la traite des noirs? Le paysan suisse n'est-il pas déshérité par le citadin? Et en France, sommes-nous tous à l'abri du besoin ? Il y avait des pauvres à Athènes, à Lacédémone, à Rome ; il y a des pauvres aux États-Unis et en France.
Dans les gouvernements aristocratiques purs, le peuple n'est rien. La plus imparfaite de toutes les aristocraties, dit Montesquieu, est celle où la partie du peuple qui obéit est dans l'esclavage civil de celle qui commande.
Source : Gallica

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