Résumé

Jules Tribout Anarchie sociale, ou la Loi du plus fort… (1849)

Le droit de vivre, droit naturel, droit sacré entre tous, nu! n'a titre valable en ce monde pour l'exercer; c'est à la pointe de l'épée qu'il doit se conquérir. Il faut batailler sans trêve, toujours sur le pied de guerre, cuirassé de ruse, de fraude, de mensonge, toujours l'oreille au guet, et ne dormir que d'un oeil; et malheur à ceux qui dorment! car l'ennemi est toujours là, et se renouvelle sans cesse. Le droit de vivre s'obtient par le travail, dit-on; mais si le travail manque, où le chercher? qui sera tenu de le fournir? Personne. La société doit du pain et du travail à ses enfants.
Source : Gallica

Jules Tribout Anarchie sociale, ou la Loi du plus fort… (1849)

Aujourd'hui que la loi réprime (suffisamment?) les excès de la force corporelle, nous sommes en face de la force de la richesse. Les forts invoquent la liberté : quelle liberté demandent-ils?
De quelque part que vienne la force, l'abus prend les noms de désordre, licence, anarchie.
Si la loi n'y mettait bon ordre, l'hercule pourrait dire à l'enfant, l'homme armé d'un pistolet pourrait dire au passant: Tu vas me servir d'esclave ou je te tue. Aujourd'hui, l'homme armé de cent mille francs peut dire au prolétaire qui n'a rien: Tu fileras mon coton ou lu mourras de faim.
Source : Gallica

Jules Tribout Anarchie sociale, ou la Loi du plus fort… (1849)

L'invasion des armées ennemies, honte et malheur pour la France, fit, en 1815, la prospérité du commerce parisien.
L'invasion d'une vertu, telle que la chasteté ou la tempérance, serait pour le commerce une calamité plus terrible qu'un incendie ou une inondation.
Voilà les éléments de moralité qui constituent la société actuelle, vénalité, fraude,intrigue, prostitution du corps et de la pensée, abjuration de toute dignité, etc. ; cercle fatal dont on ne peut sortir sous peine de mort !
Source : Gallica

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