Léon Faucher

Définition et enjeux

Portrait de G. Valbert G. Valbert Revue des Deux Mondes

Léon Faucher se flattait qu’à la longue il ferait l’éducation de cet homme qui ne savait pas encore la politique, qu’il l’obligerait à compter avec ses résistances respectueuses, qu’il le convertirait par degrés au système représentatif. Dès qu’il arrivait au pouvoir, il devenait optimiste : « J’ai une grande idée de la puissance de l’homme, avait-il écrit à un de ses amis d’Angleterre, le 6 février 1849. Le caractère est l’étoffe de la politique ; ce que l’on veut faire, on le fait. »
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Portrait de G. Valbert G. Valbert Revue des Deux Mondes

Les jeunesses trop dures laissent toujours des traces, on en porte à jamais la marque ; la blessure se ferme, la cicatrice reste. Après s’être battu contre la vie, Léon Faucher se battit contre les hommes ; il avait été sévère pour lui-même, il le fut pour les autres. S’il avait rencontré plus tôt le bonheur, son éloquence s’en serait ressentie ; elle aurait peut-être acquis cette heureuse facilité, cette aisance, ce moelleux, ce liant qui lui manqua toujours.
Lorsque éclata la révolution de 1830, il se vouait, encore à l’enseignement, et il employait ses jours et ses nuits à l’étude.
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Économistes contemporains — Léon Faucher

Pour Léon Faucher, la crise qu’il venait de traverser ne fut que salutaire ; il vit plus clair dans sa position, et jugea mieux l’instrument qu’il avait entre les mains. Désormais il s’en tint à fournir son concours aux organes qui jouissaient de quelque crédit. Il n’avait fait que passer au Constitutionnel, où, comme rédacteur en chef, il courut la chance d’un duel avec Armand Carrel, qui, à l’appui de ses argumens de journaliste, montrait volontiers son ancienne épée de lieutenant.
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