“ À propos, Lili, qu’est donc devenu ton portrait ! je n’ai pu le trouver ; où l’as-tu donc serré, Lili ? ce portrait m’inquiette ; est-ce que tu l’aurait emporté avec toi ? Je suis triste, fatigué, et las des honneurs que nous recevons par-tout : un baiser de l’amour vaut mieux que tout l’encens (dont peut-être on voudrait nous brûler le nez) que l’on nous prodigue. Est tu arrivée à bon port, bonne Lili ? ton mari t’a-t-il bien reçue ? je t’apprends qu’Hérault est parti pour le Mont-Blanc : ainsi, me voila débarrassé d un rival bien dangereux, et qui te plait, Lili ; tu ne peux t’en défendre ”
Libelle
Définition et enjeux
Le libelle, forme écrite de critique ou d’attaque souvent satirique, a traversé les siècles en s’inscrivant dans des contextes variés. Des auteurs comme Sophie Gay ou Joseph Méry l’explorent à travers des récits où la voix des personnages révèle des tensions sociales ou émotionnelles, tandis que P.-J. Stahl ou Émile Zola en mettent en évidence des dimensions poétiques ou ironiques.
Ces textes, qu’ils soient satiriques, dramatiques ou narratifs, illustrent une diversité d’approches, allant de l’analyse psychologique à la dénonciation sociale. Le thème du libelle s’articule ainsi avec des enjeux comme la satire ou la liberté de la presse, comme en témoignent les liens avec les auteurs et les thèmes liés.
Citations sur “libelle”
P.-J. Stahl,
Mademoiselle Lili en Suisse
(1885)
“ « Quand je serai grande, s'écrie Mademoiselle Lili, dont l'imagination voit dans l'avenir, quand je serai grande, je montrerai cet album-là à mon mari et à tous nos enfants, et je leur dirai: « Voilà ce que je faisais avec papa et maman quand j'étais toute petite. » ”
Sophie Gay,
La Duchesse de Châteauroux
(1834)
“ Il avait remarqué tant de différence entre la joie vaniteuse que faisait naître habituellement le premier billet qu’il portait de la part du roi à une jolie femme, et la douleur profonde qui s’était peinte sur les traits de madame de la Tournelle en lisant la lettre du roi, qu’il croyait rapporter un refus. — Je ne m’étonne plus de le voir si amoureux, pensait Lebel en retournant chez lui pour reprendre son habit de service ; jamais je n’ai vu de femme plus adorable. Quel teint ! quels yeux ! quelle taille imposante ! et puis cruelle avec tout cela ! Il y a de quoi rendre fou. ”
