Hugues Rebell,
La câlineuse : roman
(1900)
“ Je me demande avec des battements de coeur précipités si je dois ouvrir. Est-ce qu'on viendrait m'arrêter? Non, il me semble entendre un bruit de jupe. Ce doit être Florence. J'ouvre vite, mais comme je suis saisi, comme je tremble de plaisir et de cette peur qui vous abat aux moments suprêmes, quand je la vois, ma Juliette! Car elle est là, devant moi, habillée comme elle sait l'être, jolie plus que jamais. Elle ne fait pas un mouvement ; elle n'entre pas. Elle a l'air d'hésiter, d'avoir peur aussi ! Est-ce qu'elle viendrait pour me dire des injures, pour être cruelle. ”
