Guy de Maupassant,
Notre cœur
(1908)
“ Ce fut un joli, un désirable baiser, donné et rendu à plein cœur par les deux bouches.Mariolle tressaillit d’angoisse. Pas une fois elle n’était accourue à lui avec cette brusquerie heureuse; jamais elle ne l’avait embrassé ainsi, et par un revirement subit de sa pensée: «Ces femmes-là ne sont plus faites pour nous,» se dit-il avec fureur.Massival parut, puis derrière lui M. de Pradon, le comte de Bernhaus, puis Georges de Maltry, resplendissant de chic anglais.On n’attendait plus que Lamarthe et Prédolé. On parla du sculpteur, et toutes les voix formulèrent des éloges. ”

