Émile Zola,
Madeleine Férat
(1878)
“ « Jacques, Jacques, » d'un ton de caresse qui allait en se mourant. Enfin Guillaume s'irrita. Il éprouva un instant le besoin d'étrangler cette créature dont le cou, plein du nom d'un autre homme, s'enflait de volupté. Il mit la main sur une de ses épaules nuës, et la secoua brutalement. — Madeleine, Madeleine ! gronda-t-il. Éveille-toi ! Elle s'éveilla en sursaut, haletante, inondée de sueur. - Quoi? qu'y a-t-il? balbutia-t-elle, en se mettant sur son séant et en regardant autour d'elle d'un air effaré. Puis elle se vit demi-nue, elle aperçut son mari debout sur le tapis. ”
