Gustave Toudouze

Gustave Toudouze

Résumé

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La fleur bleue (1889)

Tu ne rêves qu'à lui, ton ami Robert, ah ! ah!... Tu le vois partout, dans tout, petite folle, va !... On ne sait ce que ces gamines peuvent bien imaginer!...
Une torture inconnue lui encercle les reins, lui lacère le cœur, la jette, pantelante, enragée de peur, d'un parti à un autre, d'une explication à une autre explication plus plausible, à la pensée
que cette pure fleur a pu être touchée par le souffle du mal, qu'elle a failli, elle, la mère, entraîner son enfant, sa fille, dans la boue honteuse de son péché.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La fleur bleue (1889)

Entre hommes on arrive toujours à s'entendre sans mots blessants ; il savait bien quelle latitude on doit laisser à la jeunesse, et son Robert, surtout, il le connaissait si bien, un cœur exquis !
Peut-être l'ami Dupotais avait-il deviné juste, quand avec ses grosses plaisanteries, il imaginait
qu'il s'agissait là d'un amour secret, que le jeune homme voulait cacher, même à lui, son vieil ami, de quelque discrète liaison avec une dame du monde, et Burgan se lançait-il dans des hypothèses monstrueuses, en mêlant l'innocente Rosée à cette passion mystérieuse.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La fleur bleue (1889)

Quelques secondes, il la retint, et, sous ses doigts tremblants, il crut sentir frémir la paume douce et ferme dont la tiédeur le pénétrait de confuses délices.
— A jeudi, Monsieur! dit-elle d'une voix émue, sans oser relever les yeux.
La porte retomba, les séparant.
— Pauvre petite femme, si intelligente ! Adorable !... Oh ! ce lourdaud ! ce lourdaud !...
Robert descendit l'escalier, la joie dans l'âme, des paroles de miel sur les lèvres. Un besoin de plaindre Rosée lui montait, impérieux, du cœur à la bouche, et, tout au fond de lui, encore en germe, naissait le désir de la consoler.
Source : Gallica

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