Hélène Lettry, Les astres morts : roman (1926)
“ Elle avait besoin de témoignages de tendresse. Elle voulait aimer, enfin!... aimer de toute son âme et de toute sa chair qui appelait l'étreinte encore ignorée. Elle réveilla Michel : — Vous ne dormez pas encore, ma chérie? Allons, venez tout près de moi. Excusez-moi, je suis fatigué. Mais je vous aime bien. Je ne changerai jamais, moi! Je ne suis pas comme ces hommes qui font de belles promesses à une femme, et qui les tpahissent ensuite. Ce sera toujours pareil avec moi, vous verrez... nous serons bien heureux. Mais Jeanne, déjà, a mesuré l'abîme qui les sépare. ”
