Paule Régnier,
L’Abbaye d’Évolayne
(1933)
“ Michel, disait-elle à son mari, si je me perdais, moi, si je me séparais de l’Église, refusant de croire à l’enfer, si vous aviez un jour la certitude que je suis damnée, pourriez-vous vous y résigner ? Il la pressait contre lui : — Une âme telle que la vôtre, non, je ne la croirai jamais perdue. L’amour, à défaut d’autres maîtres, vous conduirait vers la lumière, mais l’Église est un guide plus sûr. Il ne faut pas rejeter ses enseignements, car notre raison en constate souvent l’excellence, lors même que notre cœur s’insurge contre eux. On ne nie pas un fait parce qu’il nous attriste. ”
