Hélène Lettry

Élements biographiques

Hélène Lettry Les astres morts : roman (1926)

Elle avait besoin de témoignages de tendresse. Elle voulait aimer, enfin!... aimer de toute son âme et de toute sa chair qui appelait l'étreinte encore ignorée.
Elle réveilla Michel :
— Vous ne dormez pas encore, ma chérie? Allons, venez tout près de moi. Excusez-moi, je suis fatigué. Mais je vous aime bien. Je ne changerai jamais, moi! Je ne suis pas comme ces hommes qui font de belles promesses à une femme, et qui les tpahissent ensuite. Ce sera toujours pareil avec moi, vous verrez... nous serons bien heureux.
Mais Jeanne, déjà, a mesuré l'abîme qui les sépare.
Source : Gallica

Hélène Lettry Les astres morts : roman (1926)

Les nerfs crispés, elle dit d'une voix blanche :
— Oui, nous serons bien heureux..
Sa vie de femme commençait.
Auprès de la fenêtre de la salle à manger, Jeanne ourle des torchons. Elle pense à la dernière lettre qu'elle a reçue de sa mère et médite sur cette phrase :
« Le bonheur est en soi, ma chère enfant, il ne faut pas le demander à d'autres ».
Et regardant tout au fond d'elle-même, elle trouve qu'il n'y a dans son âme que le désir de ce bonheur, qu'une ardente volonté de le créer... Mais cela, c'est la négation même du bonheur. C'est donc une souffrance.
Source : Gallica

Hélène Lettry Les astres morts : roman (1926)

C'est impossible, mon amour. Si tu ne peux le comprendre et le croire dès maintenant, tu le verras plus tard si clairement, que ton cœur se serrera de regret. Mon amour pour toi est immense comme l'univers, infini comme l'éternité. Il est l'univers et l'éternité. Il t'enveloppe, il te pénètre, il est dans tout ton être, venu de mon être, comme la lumière est dans le soleil, venue de Dieu.
Je t'aime ce soir plus que jamais. J'ai besoin de
ta présence, j'ai besoin de tenir tes mains serrées dans les miennes, j'ai besoin d'adorer ton visage et toutes les expressions qui l'animent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature