Camille Pert,
Une liaison coupable : roman
(1907)
“ Mme Haffner posa son coude sur la table et appuya son front sur sa main, en un geste qui semblait voiler des larmes. Et, après une pause, elle prononça : — Si, par moments, j'ai une horrible lassitude de ces heures solitaires... Ah ! si j'avais eu un enfant qui, à présent, aurait vingt ans comme les tiens !... Un fils en qui j'aurais mis tous mes rêves de bonheur... un fils beau, bon, dont je serais fière ! — Que me feraient les années, la vieillesse, l'avenir, si j'avais à moi une jeune vie, à qui donner ma tendresse, mes dévouements? — Les enfants ! fit Mme Blachet tristement. ”
