Gustave Droz,
Le cahier bleu de Melle Cibot…
(1873)
“ SOUVENIRS D'ADÈLE A partir de ce soir où j'entendis les mauvaises paroles de Joseph, il me sembla que ma vie était changée. J'embrassais ma poupée à chaque instant, j'avais un besoin extrême de tendresse, je n'osais plus regarder mon père en face de peur de comprendre ce quelque chose d'étrange qui était dans sa vie et que je devais ignorer. J'allais m'asseoir au fond du jardin sous un lilas, et là je me disais: « C'est vrai, pourquoi mon pauvre papa est-il ici tout seul, tandis que maman est là-bas à Paris ou aux eaux? » ”
