Lev Nikolaevič Tolstoj

Résumé

Lev Nikolaevič Tolstoj Souvenirs : Enfance, Adolescence… (1887)

« Mon Dieu, veille sur papa et sur maman ! » Tandis que je récite les prières que mes lèvres d'enfant ont apprises en les répétant après ma chère maman, mon amour pour elle et mon amour pour Dieu se fondent en un seul et même sentiment.
Après ma prière, je vais me rouler dans mes petites couvertures, l'âme en paix et le coeur léger. Les images se chassent les unes les autres dans ma tête : que représentent-elles ? Elles sont insaisissables, mais pleines de pur amour et de lumineuses espérances de bonheur. Je pense à Karl Ivanovitch et à son sort amer.
Source : Gallica

Lev Nikolaevič Tolstoj Souvenirs : Enfance, Adolescence… (1887)

Quand maman souriait — elle était bien jolie, maman — elle devenait encore bien plus jolie, et on aurait dit que la joie se répandait tout autour d'elle. Si je pouvais seulement entrevoir ce sourire dans les moments difficiles de la vie, je ne saurais pas ce que c'est que le chagrin. Il me semble que ce qu'on appelle la beauté réside uniquement dans le sourire. Si le sourire embellit, c'est que le visage est beau ; s'il ne le change pas, c'est que le visage est ordinaire, et, s'il le gâte, c'est que le visage est laid.
Source : Gallica

Lev Nikolaevič Tolstoj Souvenirs : Enfance, Adolescence… (1887)

Pendant tout cet été, Volodia s'ennuya visiblement. Son ennui venait de son mépris pour nous, mépris qu'il n'essayait pas de cacher, ainsi qu'on l'a vu. Sa physionomie disait perpétuellement : « Ah! que je m'ennuie ! et personne à qui parler! » Tantôt il partait dès le matin avec son fusil, tantôt il restait à lire dans sa chambre et ne s'habillait que pour le diner. Si papa n'était pas à la maison, il apportait même son livre à table et continuait à lire sans parler à personne, ce qui nous donnait à tous le
sentiment d'avoir des torts envers lui.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature