“ Il m’avait, en effet, semblé que cette parole était : Katia ! Cela ne pouvait être, pensai-je. « Chère Katia ! » répéta-t-il plus bas encore et plus tendrement. Mais, cette fois, j’entendis ces deux mots bien distinctement. Le cœur me battit si fort, je me sentis pénétrée d’une émotion si joyeuse, j’en fus même à tel point saisie, que je dus avec mes mains m’accrocher à la muraille pour ne pas tomber et aussi me trahir. Il entendit mon mouvement et regarda avec quelque effroi derrière lui ; puis, baissant tout à coup les yeux, il rougit et devint pourpre comme un enfant. ”
Katia
Définition et enjeux
Le thème de "Katia" désigne à la fois une peinture de Giuseppe Amisani et un personnage récurrent dans la littérature russe. Léon Tolstoï explore sa figure à travers des émotions vives et des liens humains complexes, comme dans Katia ou Le Journal d’un inconnu.
Ivan Tourgueniev, quant à lui, souligne son caractère indépendant dans Pères et Enfants. D'autres écrivains, comme Albert Cim, abordent ses questions sociales et émotionnelles. Ce thème, lié à des figures comme Sonia ou Mitia, met en lumière des conflits entre amour, liberté et identité.
Citations sur “Katia”
Claude Anet,
Quand la terre trembla
(1921)
“ La nourrice Katia allait et venait, un peu courbée, dans la chambre. « Elle n’est pourtant pas âgée, se dit Lydia. Elle n’a pas cinquante ans. Comme les femmes vieillissent vite ! Elles ont quelques années à elles, et puis c’est la fin... »— Katia, Katia, appela-t-elle. Pourquoi te tiens-tu courbée ainsi ?Katia vint à elle. Elle hocha la tête. ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Tout ce qui pouvait être si cher, si intime, est si froid ! De même qu’autrefois, je m’asseyais avec Katia dans le salon, et toutes deux à mi-voix, parlions de lui. Mais Katia a jauni, s’est ridée, ses yeux ne brillent plus de joie et d’espoir, mais expriment la triste compassion et le regret. Nous ne nous enthousiasmons plus de lui comme autrefois, nous le jugeons. ”
Ivan Tourgueniev,
Pères et Enfants
“ Votre ami ne le veut pas, et pourtant il l’est. — Hum ! ainsi vous pensez qu’il aurait une grande influence sur Anna Serghéïevna ? — Oui, mais personne ne peut la dominer longtemps, ajouta Katia, baissant la voix. — Qu’est-ce qui vous le fait supposer ? — Elle est très-fière... non, ce n’est pas ce que je voulais dire ; elle tient beaucoup à être indépendante. — Chacun de nous y tient, répondit Arcade, et il se demanda presque aussitôt : « À quoi bon » ? Katia eut la même pensée. Lorsque des jeunes gens se voient souvent, il leur vient les mêmes idées au même moment. ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ C’était Viéra qui, impatiente d’avoir été distraite [44] de sa rêverie par la conversation qui s’entamait, interrompait Katia par une de ses bourrades habituelles.—Viéra n’aime pas qu’on la loue, dit la petite idole à son tour; je trouve qu’elle a raison. On fait bien, on fait mal, qui a le droit d’approuver ou de blâmer? Ça ne regarde que soi, n’est-ce pas?—Ah! ah! l’oracle, s’exclama Katia. Il ne parle pas souvent, mais quand il parle!... Dis donc, petite sœur, est-ce que tu vas t’attifer comme ça, là-bas, chez les Afanassieff, avec ces trois ridicules tresses et ton bouquet sur l’oreille? ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Je t’aime, répétaient son regard, son bras, et la lumière, l’ombre, l’air, tout semblait dire la même chose. Nous parcourûmes tout le jardin. Katia marchait à côté de nous, à petits pas, et de fatigue, elle respirait bruyamment. Elle dit qu’il était temps de rentrer et je la plaignis : « Pourquoi ne sent-elle pas la même chose que nous, » pensai-je. « Pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas jeunes, heureux comme cette nuit et comme nous ? » ”
Léon Tolstoï,
Pages choisies des auteurs contemporains…
“ J’étais habituée depuis mon enfance à l’aimer et à l’estimer, et Katia, en me disant de me secouer, avait bien deviné qu’entre tous son avis seul avait un poids réel pour moi, et que j’aurais été vexée de lui donner mauvaise impression de ma personne. Katia, Sonia sa filleule, et jusqu’à notre vieux cocher, aimaient Serge Mikhaïlitch, mais quant à moi un autre sentiment avait germé dans mon cœur à son égard depuis que ma mère m’avait dit un jour qu’elle désirait pour moi un mari comme lui. ”
“ Au lieu du règne de la force, nous pouvons avoir ...—Vous aurez celui de la bonté, de l’équité, de l’amour, de la beauté, à laquelle vous tenez tant!—Oh alors! Si vous en répondez!—Oui, oui! Mais, en attendant, ajouta Katia, prenons donc notre thé: il refroidit.—Et prenons surtout, conclut le sceptique Veyssières, prenons le temps comme il vient, les hommes comme ils sont, et les femmes ... ô Katia! les femmes pour ce qu’elles veulent être! ”
“ J’étais froissée qu’une fois encore son âme fût sereine et tranquille, alors que j’étais ainsi remplie de dépit et d’un sentiment qui ressemblait à du repentir. — Katia ! Qu’as-tu ? dit-il. Il ne s’agit pas de savoir qui a raison de nous deux, il s’agit de toute autre chose. Qu’as-tu contre moi ? Ne me le dis pas tout de suite, réfléchis, et puis dis-moi tout ce que tu penses. Tu es mécontente de moi, tu as sans doute raison ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Mais, quand j’entendis dans l’antichambre le bruit de ses pas, sa voix forte et les pas de Katia, je ne pus me retenir et allai à sa rencontre. En tenant la main de Katia il parlait à haute voix et souriait. Dès qu’il m’aperçut, il s’arrêta un moment et me regarda sans me saluer. ”
Ivan Tourgueniev,
Pères et Enfants
“ Il chancelait sur ses jambes et répétait continuellement : Katia ! Katia ! Et elle se mit à pleurer aussi, tout en riant elle-même de ses larmes. Celui qui n’a point vu de ces larmes là dans les yeux d’une femme aimée, ne sait pas à quel point, anéanti par la reconnaissance et par la passion, un homme peut être heureux. Le lendemain de bonne heure madame Odintsof fit prier Bazarof de venir la voir dans son cabinet, et lui tendit avec un rire contraint une feuille de papier à lettres pliée en deux. C’était une lettre d’Arcade ; il demandait la main de Katia. ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Katia, cramponnée au bras de sa sœur, était si pâle que Viéra eut peur de la voir défaillir.—Viens t’asseoir, dit-elle doucement...Et elle l’entraîna vers le sopha.—Mais maman... fit encore Katia, sans avoir la force de finir sa phrase...—Elle n’a pu entendre; sa chambre est trop loin de l’endroit où Sacha se trouve. Quant aux autres, ils savent que mieux vaut ne pas se montrer; ils épient de loin, comme nous... ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Et coiffé comme tout le monde, acheva sérieusement Katia qui rentrait au salon en compagnie de Mlle Burdeau au moment où sa mère et Vadim le traversaient pour gagner la chambre des hôtes. On ne peut pas en dire autant de tous nos savants russes, ni surtout de nos étudiants! Tu sais, frère, pas à prendre avec des pincettes, parfois, tes condisciples...—Mais tu oublies, Katia, fit Viéra avec reproche, qu’il y a de ces pauvres diables qui n’ont pas vingt roubles à dépenser par mois. Et ils doivent se nourrir, se loger, acheter des livres, des cahiers! Ah! ”
Léon Tolstoï,
Pages choisies des auteurs contemporains…
“ « Elle a raison, dit-il à Katia, et je lui suis reconnaissant de sa franchise, et suis très content de notre conversation. Oui, non seulement pour elle, mais pour moi aussi ; cela nous fera éviter un plus grand malheur, ajouta-t-il pensivement. — Vous êtes toujours le même être singulier et bizarre, et les années ne vous ont pas changé. » ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Tu aimes, tu es aimée; tu as accompli ton rêve de tendresse; tout l’avenir est à toi, et tu maudirais la vie?—Mais quel avenir? fit Katia avec un geste d’infini découragement. La guerre menace d’être longue. Qui sait si jamais Serguié me sera rendu? Quant à l’espoir vivant dont ma chair a tressailli pendant quatre mois, anéanti, celui-là, et à jamais!—Il peut renaître, répliqua Viéra d’une voix tremblante.—Me désolerais-je tant s’il me restait quelque espoir à ce sujet? Mais non! Les médecins m’ont dit... Enfin, sois contente, cria la jeune femme en jetant sur sa sœur un sombre regard. ”
Léon Tolstoï,
Pages choisies des auteurs contemporains…
“ Il tenait la main de Katia et lui parlait en riant. En m’apercevant, il me regarda quelques instants sans me saluer ; ce regard me gêna, et je rougis beaucoup. « Ah ! est-ce bien vous ? dit-il enfin de sa voix ferme, en s’approchant. Peut-on changer ainsi ! que vous avez grandi ! Ce n’est plus la violette d’autrefois ; maintenant c’est une rose. » ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Insensiblement pour moi, je commençais à tout regarder avec d’autres yeux : Katia, nos domestiques, Sonia, moi-même, mes occupations. Les livres que je lisais autrefois seulement pour me désennuyer, tout d’un coup, devinrent pour moi l’un des meilleurs plaisirs, et tout cela seulement parce que je causais avec lui des livres lus, parce que nous les lisions ensemble et qu’il me les apportait. ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Et crois-tu, reprit la Française d’une voix grave, qu’il n’y a qu’à dire: «Je veux» ou «Je ne veux pas»?... poser ses conditions à Dieu?... entourer son renoncement de douillettes réticences?... Appeler l’effet et s’apitoyer sur la cause?... Non, amie, non! Une fois le terrible engrenage du destin en mouvement, on ne l’arrête pas par quelques gestes de regret! Loin de moi la pensée, pour servir tes intérêts, de souhaiter du mal à Katia, ajouta-t-elle plus doucement en prenant dans ses mains les mains froides de Viéra. ”
Léon Tolstoï,
Pages choisies des auteurs contemporains…
“ La chaleur était étouffante. Katia ronflait, et Sonia s’amusait sur l’herbe. Le soleil descendait déjà à l’horizon, et Serge Mikhaïlitch n’apparaissait pas. Tout à coup, je le vis s’approcher de nous du côté de l’allée où je ne l’attendais pas. Il nous aborda avec un visage riant, joyeux, et le chapeau à la main. Voyant que Katia dormait, il mordit ses lèvres et marcha sur la pointe des pieds, et je voyais qu’il était dans cet état de gaieté sans cause que nous appelons une extase farouche’’ ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Le cœur se déchire quand on pense à la mignonne et jolie créature qu’elle était encore au commencement de l’été!... Tatiana Vassilievna n’a pas mérité une croix pareille, vraiment!—Et pourtant, se plaint-elle? Accuse-t-elle la Providence?—Non; mais ses yeux, Vadim Piétrovitch, ses doux yeux qui ne devraient refléter que des impressions sereines, quels regards ils ont lorsqu’ils se posent sur l’enfant de sa tendresse! Cela est plus navrant cent fois que n’importe quelle explosion de désespoir ou de révolte! Puis Katia qui part habiter Odessa; Viéra qui ne veut pas se marier... ”
Léon Tolstoï,
Résurrection. 3e partie
“ La jeune mère, aussitôt entrée, se pencha sur l’un des lits. — Ceci, c’est ma Katia ! — dit-elle, en écartant le rideau pour laisser voir le charmant visage aux longs cheveux d’une petite fille de deux ans, qui dormait tranquillement, la bouche ouverte. — Elle est jolie, n’est-ce pas ? Et pensez qu’elle n’a que deux ans ! ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ À ce moment, Katia et Sonia, gaies et mouillées, en causant et riant fort, entrèrent sur la terrasse. Mais, en nous apercevant, elles se turent et sortirent aussitôt. Nous nous tûmes longtemps. Je versai toutes mes larmes et me sentis soulagée. Je le regardai. Il était assis, la tête appuyée sur la main et voulait dire quelque chose en réponse à mon regard ; mais il soupira lourdement et s’accouda de nouveau. Je m’approchai de lui, retirai sa main. Son regard pensif se tourna vers moi. ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Le soir, Katia servit le thé, au salon, à la place d’autrefois, comme du temps de maman. Moi et Sonia nous étions assises de chaque côté d’elle ; le vieux Grigori lui apporta une pipe de papa qu’il avait retrouvée, et lui, comme autrefois, se mit à marcher de long en large dans la chambre. — Quels terribles changements dans cette maison, quand on pense... — fit-il en s’arrêtant. ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Oui, approuva Viéra, soyons juste. Il faudrait une énergie rare pour rompre un mariage d’amour trois semaines avant la date de son accomplissement. Une énergie rare, ou le feu de l’apostolat, du dévoûment... Or, Katia ne possède ni l’un ni l’autre. Ah! quel dommage! C’eût été si beau!... Enfin, Madeleine, à toi je puis bien te dire cela; je n’ai plus qu’un espoir, et qu’il est affreux, mon Dieu! c’est qu’elle n’ait pas d’enfants... Ainsi, la loi de justice s’accomplirait malgré elle. Tu ne dis rien, Madeleine.Mlle Burdeau eut un geste qui signifiait: «Que pourrais-je dire?» ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Katia, tu es détestable, fit Viéra gravement. Tout t’est matière à plaisanteries et à sarcasmes! Sans compter que tu as tort, car Sacha est ravissante ainsi; oui, ravissante, et quiconque voit autrement que par la convention des modes le dira; sans compter, donc, que tu as tort, je te dirai, ma pauvre sœur, que c’est toi qui es affreusement ridicule avec certaines poses que tu prends à présent. Car, autant une vraie Française qui ne vise pas trop à l’artificiel est gentille, autant une Russe jouant à la Française est intolérable et grotesque, oui, grotesque. ”
Judith Gautier,
Les Cruautés de l’Amour
“ On est en train de leur raconter que vous êtes une nièce à nous au service d’une grande dame qui vous envoie ici pendant le temps que durera un voyage qu’elle fait à l’étranger. Il faut pourtant que tu daignes changer d’habits, et encore tu n’auras jamais l’air d’une paysanne. — Bah ! bah ! Katia, les moujiks n’ont pas l’esprit si délié, et sous ces habits communs ils ne verront pas autre chose qu’une fille du peuple. — Il ne faut pas s’y fier, ils sont très-fins lorsqu’il s’agit de deviner ce qui ne les regarde pas. ”
Ivan Tourgueniev,
Pères et Enfants
“ Sous le portique, il faisait toujours très-frais, même dans la plus grande chaleur du jour. Anna Serghéïevna n’aimait point ce lieu depuis qu’elle y avait trouvé une couleuvre ; mais Katia venait souvent s’asseoir sur un grand banc de pierre placé sous une des niches. Entourée d’ombre et de fraîcheur, elle lisait, travaillait, ou s’abandonnait à la sensation douce et lente d’un calme profond, sensation que chacun doit connaître, et dont le charme consiste dans l’observation silencieuse et presque machinale du puissant flot de vie qui s’épanche continuellement autour de nous et en nous-même. ”
Ivan Tourgueniev,
Pères et Enfants
“ Katia ne répondit point, et elle cessa de regarder Arcade. — Je pense, reprit-il d’une voix plus émue, tandis qu’un pinson chantait son insouciante chanson au-dessus de sa tête dans le feuillage d’un bouleau ; je pense que le devoir de tout honnête homme est de se montrer franc à l’égard de ceux... de ceux qui... en un mot, avec ceux qui lui sont chers, et c’est pourquoi... ”
“ Grâce à Dieu, me dit Macha, un jour que j’errais comme une ombre dans tous les coins, désœuvrée, sans une pensée en tête, sans un désir au cœur : voilà Serge Mikaïlovitch qui s’annonce pour le dîner. Il faut te secouer, ma petite Katia [2] , ajouta-t-elle ; que penserait-il de toi ? Il vous aime tant toutes deux ! Serge Mikaïlovîtch était notre proche voisin et avait été l’ami de notre défunt père, quoiqu’il fût beaucoup plus jeune. ”
Léonia Sienicka, Au delà du présent
“ Entre leurs deux natures, bien qu’elles fussent du même sang, il y avait tout l’abîme mystérieux des idées, des penchants, du caractère...—Mais promets-moi de réfléchir, au moins, insista-t-elle lorsque Katia dut la quitter pour donner des ordres à la nouvelle femme de chambre qui rangeait le linge de son trousseau. Promets-le moi.—Mon Dieu! Si ça peut te faire plaisir... Pourtant j’aime autant te dire d’avance que mes réflexions ne me feront pas changer. On ne bouleverse pas ainsi sa vie du jour au lendemain pour Dieu sait quelles utopies!... ”
Judith Gautier,
Les Cruautés de l’Amour
(1879)
“ Toute la famille était réunie dans la salle commune et attendait le réveil de la barynia. Lorsqu'elle parut au bas de l'escalier, des cris de joie éclatèrent et Catherine vint baiser la robe de la jeune fille. — Je me lève bien tard, n'est-ce pas, Katia, et vous m'attendiez pour le dîner? - Oh! il n'est que midi, s'écria la paysanne en levant les yeux sur l'horloge. ”
Léon Tolstoï,
Le Journal d’un marqueur
“ Mais ensuite je me rendis compte que c’était Katia, qui, je le savais, avait peur des grenouilles, et je regardai sous mes pieds. Une petite grenouille sauta et s’arrêta devant moi, et l’on voyait sa petite ombre sur le sable clair de l’allée. — Et vous n’avez pas peur ? — dit-il. Je me retournai vers lui. Un tilleul manquait dans l’allée, à l’endroit où nous passions ; je vis clairement son visage. Il était si beau et si heureux... Il dit : « Vous n’avez pas peur ? » et j’entendis : « Je t’aime, ma chérie, je t’aime. » ”
