Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ En flots pétrifiés ta chevelure épaisse Arrête sur ton cou l’ombre de chaque tresse ; Et tes vagues regards où s’est éteint le jour, Ton épaule superbe au sévère contour, Tes larges flancs, si beaux dans leur splendeur royale, Qu’ils brillaient à travers la pourpre orientale : Et tes seins jaillissants, ces futurs nourriciers, Des vengeurs de leur mère et des Dieux justiciers, Tout est marbre ! Un dieu fend la pourpre de ta robe, Et plus rien désormais aux yeux ne te dérobe ! ”
