Ivan Tourgueniev,
La Nouvelle Revue
“ S’il en est ainsi, continua-t-il, l’art ne la contentait donc pas, ne remplissait pas le vide de sa vie ? Les véritables artistes n’existent que pour leur art ; tout le reste pâlit devant ce qu’ils reconnaissent être leur vocation... Ce n’était qu’une dilettante ! Mais ici Aratof s’arrêta de nouveau. Non, le nom de dilettante n’allait pas à ce visage, à l’expression de ces yeux. Et devant lui surgit encore l’image de Clara, avec son regard noyé de larmes et fixé sur lui, avec ses mains pressées l’une contre l’autre et soulevées jusqu’à ses lèvres. ”
