Fédor Dostoïevski,
Niétotchka Nezvanova
“ Je suis malade, il faut me pardonner. Mais seulement ne lui dites pas... Non... Annette, dit-elle en avançant vers moi, Annette, va-t’en d’ici, plus vite, plus vite. Il plaisantait... C’est moi qui suis coupable de tout cela... C’est une plaisanterie déplacée... — En un mot vous étiez jalouse d’elle, dit Piotr Alexandrovitch, jetant ses paroles sans pitié en réponse à sa supplication. Elle poussa un cri, pâlit et s’appuya à un siège, ses jambes ne pouvant plus la soutenir. — Que Dieu vous pardonne, prononça-t-elle enfin d’une voix faible. Pardonne-moi, Niétotchka ; pardon pour lui... ”
