Léon Noble

Résumé

Léon Noble Mémoires d'un enfant pauvre (1876)

Les grâces naïves du Dieu qui se fait petit enfant pour nous, cette paille, cette crèche, ce dénùment absolu, ont de tous temps, parlé au cœur du pauvre. Il se sent relevé par l'abaissement l'un Dieu, et il accepte avec plus de soumission et le courage ses labeurs et sa pauvreté, quand il les voit ainsi partagés. Aujourd'hui, l'ouvrier, le pauvre ne connaît plus le chemin de la crèche, et si le hasard l'amène, dans la nuit de Noël, en présence le l'une de ces représentations naïves, aimées du peuple autrefois, un sourire d'incrédulité et de dédain plisse ses lèvres, qui ne savent plus prier.
Source : Gallica

Léon Noble Mémoires d'un enfant pauvre (1876)

« Mais qu'as-tu donc? demandait ma mère. — Oh! rien, disais-je, rassuré par le son de cette voix amie, c'est le froid. »
Souvent, jeune encore, je fus mis en présence de la mort ; je ne m'en plains pas, et ce spectacle me fut utile. Il m'enseigna de bonne heure le secret de la vie et le but à atteindre. A un âge où le cœur bat avec force, où l'imagination crée devant les enfants et les jeunes hommes une existence fantastique, où on rêve si facilement gloire, fortune, bonheur, je comprenais déjà les mots de vanité, brièveté de la vie, épreuves, souffr anees, mort.
Source : Gallica

Léon Noble Mémoires d'un enfant pauvre (1876)

C'était l'attachement de Tôpfer pour son bâton d'encre de Chine, de l'Arabe pour son cheval, de l'aveugle pour le chien qui guide ses pas incertains. Mystérieuse attraction qui n'est ni l'amitié ni un sentiment plus doux, quel pauvre ne l'a éprouvée, oui, et même pour l'humble outil qui l'aide à se procurer le pain de chaque jour! Quel homme, je ne dis pas artiste, poëte ou musicien, quel homme ayant cœur d'homme et rien de plus, n'a pu redire une fois cette parole tant de fois redite : Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?
Source : Gallica

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