Comtesse de Bassanville,
Les primeurs de la vie, ou Bonheurs…
(1854)
“ Mais, ajouta-t-elle avec émotion, en te perdant, tu me perds aussi, mon frère ; songes-y, c'est au nom de notre mère que je t'implore !. Rappelle-toi les paroles de notre oncle : — « Si Lionel joue encore, aussitôt je te marie,.. » — Et à qui me mariera-t-il, mon Dieu ! Lionel se prit à sourire, et serrant sa sœur entre ses bras : — Je suis vaincu, ma Bérangère, fit-il les yeux pleins de larmes, car je devine ta bonne pensée sous cette plaisanterie. Ce n'est pas le mari, mais la donation entière de la fortune qui t'effraie. Ton cœur généreux m'a tracé mon devoir. ”
