Comtesse de Bassanville

Comtesse de Bassanville

Résumé

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les primeurs de la vie, ou Bonheurs… (1854)

Mais, ajouta-t-elle avec émotion, en te perdant, tu me perds aussi, mon frère ; songes-y, c'est au nom de notre mère que je t'implore !. Rappelle-toi les paroles de notre oncle : — « Si Lionel joue encore, aussitôt je te marie,.. » — Et à qui me mariera-t-il, mon Dieu !
Lionel se prit à sourire, et serrant sa sœur entre ses bras : — Je suis vaincu, ma Bérangère, fit-il les yeux pleins de larmes, car je devine ta bonne pensée sous cette plaisanterie. Ce n'est pas le mari, mais la donation entière de la fortune qui t'effraie. Ton cœur généreux m'a tracé mon devoir.
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les primeurs de la vie, ou Bonheurs… (1854)

Mais sous ce masque trompeur sa douleur n'en était pas moins cruelle ! son désespoir moins violent! Quand elle se trouvait seule, elle donnait un libre cours à ses larmes. Ses yeux laissaient échapper des torrents de pleurs, en un mot son cœur débordait sous le poids de son affreux désespoir! Mais quand elle retournait auprès de sa maîtresse, quand elle se voyait entourée par tant de considération et d'amitié, sa reconnaissance était la plus forte, et sa chaste figure n'en exprimait que le bonheur! Ne fallait-il pas
dissimuler son affreux secret, pour elle d'abord.
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les primeurs de la vie, ou Bonheurs… (1854)

Sans répondre à ces paroles trop méritées, Valentine s'empresse d'aider Adrienne dans les soins qu'elle donne à la jeune fille évanouie, et ne sent son cœur soulagé que lorsqu'un léger soupir et une faible couleur répandue sur les joues annoncent le retour de la pauvre Denise à la vie. Mais lorsque celle-ci ouvre les yeux, qu'elle aperçoit Valentine qui la soutient encore, elle la repousse avec horreur, et se cache la tête entre ses mains en murmurant à travers les plus douloureux sanglots : — O mon père !. mon pauvre père !. un galérien !. le bagne !. je suis la fille d'un forçat !.
Source : Gallica

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