Madame C. Barbier

Résumé

Madame C. Barbier L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

Je te jure de vivre, mon ange gardien..., s'écria Gustave. C'est pour la troisième fois que tu me sauves du désespoir ; mais désormais le désespoir n'aura plus de prise sur mon pauvre coeur, parce que mon coeur renie à jamais le vice qu'il aimait, le crime qui lui semblait une consolation et un bonheur... Ah ! bénie soit la mère qui, du haut des cieux, veille encore sur son enfant !... Béni soit le Dieu qui a inspiré à cette bonne mère ces paroles d'amour : Félie, sois l'ange gardien de ton frère...
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

Gustave, de grâce..., au nom de la sainte amitié qui nous unit... Oublies-tu que je suis ta soeur, ton amie, ton bon ange ?...
Gustave ouvrit lentement la porte. Félie fit quelques pas, et un spectacle affreux s'offrit à ses yeux.
Un instant encore, et il n'était plus temps.
Le malheureux jeune homme, abîmé dans le chagrin et le désespoir, sans courage pour supporter l'adversité comme il l'avait été pour résister au penchant fatal qui nous entraîne tous vers le mal, allait en finir avec la vie.
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

Bénie sois-tu de marcher sur des traces si admirables, de vouloir imiter tant de vertus ! Elle était si bonne, si douce, la pauvre chère dame! Faut-il que Dieu l'ait ravie sitôt à votre amour ! Tenez, Mam'zellè, faut bien le dire, et pourtant c'est un péché, le, bon Dieu n'est pas toujours juste...
Félie posa la main sur la bouche de la nourrice, et l'interromnant :
— Dieu est toujours juste, Geneviève; tout ce qu'il fait est bien fait, et nous le devons bénir tous les jours de notre vie, dans l'épreuve comme dans la joie, dans la souffrance comme dans le bonheur.
Source : Gallica

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