Madame C. Barbier

Élements biographiques

Madame C. Barbier La Première Couronne (Nouvelle édition… (1874)

Oui, c'est un Trémereuc, dit-il bien bas : il porte sur son visage tous les traits de sa noble mère. Mais s'il est un Trémereuc, ai-je donc sous les yeux les deux fils de l'illustre comte? Mon Dieu, c'est trop de bonheur !... Ah! que votre providence est admirable ! Oui, oui, c'est bien cela : le plus jeune a nom Gustave, et l'autre c'est Raymond, le premier-né, l'enfant maudit par le fils du maître d'école.... Mais la malédiction est retombée sur celui-là même qui l'avait appelée. C'était justice. Le remords a déchiré son cœur, la douleur a rempli son âme d'amertume et de désespoir.
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

Vous êtes notre bon ange à tous, l'ange de la maison, vous serez aussi le bon ange, l'ange gardien de M. Gustave. À cette parole, qui lui rappelait les derniers voeux de sa mère mourante, Félie se laissa tomber à deux genoux, éleva son coeur vers le ciel, implora cette mère, sa consolation et son espérance , essuya ses yeux noyés de pleurs, tendit la main à François et retourna près de son père, en murmurant tout bas : Sois la joie de l'aïeule, la consolation de ton père, l'ange gardien de ton frère et la mère de ta petite soeur.
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'héritage de Thérèse (1891)

Je suis donc pauvre, Pierre, bien pauvre.
L'ouvrier s'inclina : le malheur non mérité a droit à tant de respect!
— Si pauvre, monsieur Pierre, que je m'en vais ramasser mon pain dans les champs en glanant derrière les moissonneurs, mon bois dans les broussailles et les buissons, et que je ne mange de viande que le dimanche.
Pierre essuya furtivement du revers de sa main une larme qui, en dépit de tous ses efforts, perlait dans son grand œil noir, et murmura d'une voix émue : — Tout le monde sait vos malheurs, mère Jappon, et tout le monde vous plaint et vous révère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature