Amalia

Définition et enjeux

Madame C. Barbier,  L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

“ Dans le fond de son âme, notre Félie remerciait Dieu avec ardeur. Amalia, si vaine, si coquette, Amalia si légère, si frivole, comprenait donc enfin le sérieux de la vie, instruite, hélas ! par une dure expérience.
Qu'elle se trompait, l'aimable enfant!... Mais son erreur ne dura qu'un instant, trop court instant d'espérance et de bonheur.
— Oui, mon Amalia, fit notre charmante héroïne, oui, nous pouvons encore espérer le bonheur, car, vois-tu, amie, le bonheur n'est pas dans la richesse, dans les plaisirs , dans la grandeur.
”
Source : Gallica

Madame C. Barbier,  L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

“ Moi, Amalia, quand je rappelle mes souvenirs, je me laisse aller au désespoir... Oh ! non , il y a un an , son front n'avait point de rides, sa tête ne devenait point chauve ; ses joues étaient fraîches et roses, ses yeux vifs et pleins d'éclat, ses lèvres vermeilles... Aujourd'hui, hélas ! je ne vois plus sur son visage qu'une effrayante pâleur ; son regard est terne, incertain, souvent hagard , sa bouche est pincée et pâle... ”
Source : Gallica

Madame C. Barbier,  L'Ange de la maison, par C. Barbier (1857)

“ « Femme, tu seras sous la puissance de ton mari. » Et puis les diamants, les dentelles, les cachemires, qu'il est peu bienséant à une jeune fille de porter et qu'Amalia enviait avec tant d'ardeur aux jeunes femmes qu'elle rencontrait dans les salons aristocratiques de la capitale ; et puis ces plaisirs enivrants du monde dont elle pourrait jouir sans contrainte...
Que de jeunes filles partagent ces illusions de notre pauvre Amalia !... Ce n'est point à nous de les détruire ; mais demandez à vos mères si le vrai bonheur pour vous n'est pas dans leurs bras...
”
Source : Gallica

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