Résumé

Auguste Trognon Vie de Marie-Amélie, reine des Français… (1874)

La reine, aussi bien portante qu'en ses meilleurs jours du temps passé, témoignait du complet rétablissement de sa santé par la complète reprise de ses habitudes de piété et de dévouement conjugal ; elle avait remis sa vie au service de celle du roi avec l'entière abnégation d'elle-même qu'elle pratiquait depuis quarante ans. Personne n'eût imaginé alors que le roi fût aussi près qu'il l'était de sa fin. Il n'y avait rien dans le train de sa vie qui n'annonçât un homme en pleine santé : son esprit avait conservé toutes ses lumières, sa mémoire toute sa sûreté, sa conversation tout son charme.
Source : Gallica

Auguste Trognon Vie de Marie-Amélie, reine des Français… (1874)

Soit à Laeken, soit à Claremont, dans les rares visites qu'il y faisait, elle trouvait une sorte de bonheur dans ses causeries particulières avec lui; leur commerce de lettres n'avait jamais discontinué jusqu'au dernier temps de la vie du prince, et la nouvelle de sa mort, quoique dès longtemps prévue, plongea la reine dans un morne accablement. La perte d'un gendre qu'elle aimait n'était pas l'unique motif de son extrême chagrin. Le roi Léopold n'était qu'usufruitier du domaine de Claremont, lequel, du jour de sa mort, faisait retour à l'État.
Source : Gallica

Auguste Trognon Vie de Marie-Amélie, reine des Français… (1874)

Je ne sais si les funérailles de la reine des Belges, qui furent, on le sait, accompagnées de tant de larmes, en ont fait plus répandre dans sa famille que ne le fit alors la solennité de son mariage. Chacun était inconsolable du trésor qu'il allait perdre. Ce que je retrouve dans ma mémoire, je le vois également écrit de la main de la reine dans les termes les plus simples et les plus expressifs. « Louise pleurait et nous pleurions tous en l'embrassant. Le roi et Chartres sanglotaient à faire pitié; il n'y avait pas jusqu'au petit Montpensier qui pleurait à chaudes larmes. »
Source : Gallica

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