François de Neuville, Loisirs artistiques, étrennes à la jeunesse… (1842)
“ Un soir donc, portant sur sa tête un de ces vases de cuivre, aux formes antiques, avec lesquels les jeunes filles romaines, les poings sur la hanche, courent par les campagnes en chantant quelque romance harmonieuse, Louisa prit le chemin d'une verte colline qui s'élève par douces ondulations à une demi-lieue de son village, et, quand les détours du sentier la cachèrent aux yeux de ses compagnes, qui au son du tambourin dansaient une saltarella, sa chanson joyeuse cessa tout à coup, et de grosses larmes coulèrent le long de ses joues. ”
